Ragoût express de sanglier aux légumes
(le premier détournement de nos barquettes de fête)
Coucou,
Après la grande fête de famille chez mes parents, il restait encore cette odeur de bois, de viande rôtie et de rires un peu trop tard dans la nuit. Le sanglier à la broche avait fait son effet, les flageolets aussi, et comme souvent après ce genre de repas… je suis repartie avec deux barquettes.
Je les ai congelées sans trop réfléchir, en me disant que je verrais plus tard. Et puis plus tard est arrivé.
Dans le congélateur, elles m’ont fait un petit rappel du week-end : “tu fais quoi de nous maintenant ?”
Le premier jour, j’ai choisi la version cocotte, celle qui réchauffe la maison et qui transforme un reste de fête en plat du quotidien sans effort.
Petit point pratique (très utile quand on congèle du sanglier déjà cuit)
Pour obtenir environ 800 g de viande utilisable après décongélation, il faut prévoir :
850 à 900 g de viande congelée nature
950 g à 1 kg si la barquette contient du jus ou un peu de sauce.
Je préfère toujours en avoir un peu trop. Dans le pire des cas, ça finit dans un autre repas improvisé… et chez moi, c’est rarement perdu.
Ingrédients
800 g de viande de sanglier cuite, 2 gousses d'ail, 200 g de champignons de Paris, 400 g de pommes de terre, 20 cl de vin rouge ou bouillon, 30 cl de bouillon de viande ou légumes, 1 cuillère à soupe de concentré de tomate, 1 feuille de laurier, 1 branche de thym, 1 cuillère à café de paprika fumé, 1 filet huile d’olive, sel selon goût, poivre selon goût
Éplucher et couper les légumes en morceaux
Émincer l’oignon et hacher l’ail.
Faire revenir l’oignon dans une cocotte avec un filet d’huile d’olive. Ajouter l’ail et laisser légèrement colorer. Ajouter les carottes, pommes de terre et champignons. Faire revenir quelques minutes.
Ajouter le concentré de tomate et mélanger. Déglacer avec le vin rouge et laisser réduire. Verser le bouillon, ajouter thym et laurier, et le paprika. Laisser mijoter à feu doux 25 à 30 minutes.
Ajouter la viande de sanglier en fin de cuisson. Mélanger et laisser encore 10 minutes. Rectifier l’assaisonnement avant de servir.
Et là, en coupant tous ces légumes — carottes, pommes de terre, champignons — j’ai eu un drôle de flash. Ça m’a rappelé la base du curry japonais au porc, celui qu’on fait souvent à la maison : même découpe simple, même côté réconfortant, presque “tout en cubes qui mijotent ensemble”.
Mais dès que j’ai ajouté le vin rouge dans la cocotte… on a complètement changé de décor.
Les odeurs ont basculé d’un coup vers quelque chose de beaucoup plus profond, plus “campagne française”, presque un air de bourguignon qui mijote.
Et au final, ce que je trouve fascinant, c’est que malgré deux cultures totalement différentes, les bases restent les mêmes : des légumes simples, une cuisson lente, des saveurs qui se mélangent. On part tous des mêmes gestes, et on arrive à des plats complètement différents selon ce qu’on ajoute.
C’est le genre de plat qui ne cherche pas à impressionner, mais qui finit toujours par faire son petit effet. Et surtout, il raconte la suite d’une histoire commencée quelques jours plus tôt autour d’une grande table.
Bon appétit
La Gourmande Anonyme
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