À Fort Royer, les huîtres ont encore réussi à nous surprendre
Bonjour,
Je pensais que le plus difficile serait de goûter ma première huître. Finalement, quelques jours plus tard, me voilà à en commander une douzaine avec enthousiasme ! Comme quoi, les vacances à Marennes-Oléron auront vraiment réussi à me faire changer d'avis.
Après ma première dégustation à Marennes, nous avions décidé de renouveler l'expérience. Lors de notre journée sur l'île d'Oléron, nous avons donc terminé notre balade à Fort Royer, au cœur d'un ancien village ostréicole, avec une idée bien précise : déguster des huîtres produites sur place.
Et cette fois, il y avait même une petite surprise dans la famille...
Une deuxième dégustation, mais beaucoup moins intimidée
Pour ma première huître, j'avais besoin de citron et d'un bon morceau de pain pour me rassurer. Cette fois, je savais à quoi m'attendre. J'ai donc simplement profité du moment.
Nous avons commandé une douzaine d'huîtres n°3, et nous les avons dégustées tranquillement sur place.
Après plusieurs années à dire que je n'aimais pas les huîtres sans même avoir essayé, je dois bien reconnaître que je suis maintenant convaincue. J'aime leur fraîcheur, leur petit goût iodé et cette sensation de déguster véritablement un morceau du territoire.
Et puis il y a eu le retournement de situation que je n'avais absolument pas prévu...
Le Bon Coup de Fourchette renoue avec les huîtres !
Le Bon Coup de Fourchette n'en mangeait plus depuis plusieurs années après avoir été malade en en dégustant une. Depuis, il avait complètement abandonné l'idée d'y retoucher.
Mais à Fort Royer, devant ces huîtres produites sur place, il s'est finalement laissé tenter.
Et contre toute attente, il a renoué avec les huîtres !
Comme quoi, il faut parfois quelques années, un peu de vacances et un bel environnement pour donner envie de retenter l'expérience.
Le Mangeur de Légumes avait lui aussi accepté de goûter lors de notre première dégustation à Marennes. Quant à la Miss Chocolat... elle reste fidèle à elle-même : pas question de goûter !
Chacun son rythme, après tout.
J'ai encore appris plein de choses
Cette deuxième dégustation m'a aussi permis d'en apprendre un peu plus sur ces petites coquilles que je regardais finalement avec beaucoup moins d'appréhension qu'au début des vacances.
J'ai notamment découvert que les huîtres que nous dégustions étaient des huîtres japonaises, l'espèce aujourd'hui élevée sur nos côtes. Elles ont remplacé l'ancienne huître portugaise, décimée par une maladie dans les années 1970. Ici, à Oléron, elles sont élevées dans un environnement qui leur est particulièrement favorable entre mer et marais.
J'ai aussi appris que l'huître change de sexe au cours de sa vie. Elle peut être mâle certaines années puis femelle l'année suivante. Une petite particularité de la nature que je n'aurais jamais imaginée !
Et derrière notre simple douzaine d'huîtres, il y a surtout beaucoup de patience : la taille n°3 correspond à un calibre et non à l'âge de l'huître. Mais l'ostréiculteur nous a expliqué qu'il faut environ quatre ans pour que ses huîtres atteignent cette taille.
Quatre ans de travail pour finir dans notre assiette en quelques minutes... Cela fait réfléchir !
Mais pourquoi une douzaine ?
J'ai également découvert une petite histoire amusante autour de la fameuse douzaine d'huîtres.
Avant nos calculatrices et nos téléphones, on pouvait tout simplement compter avec sa main. Le pouce servait de pointeur et venait toucher successivement les phalanges des quatre autres doigts.
Chaque doigt possède trois phalanges :
4 doigts × 3 phalanges = 12.
Le pouce reste donc de côté puisqu'il sert à compter.
J'ai adoré cette anecdote. Nous étions simplement venus manger des huîtres et nous sommes repartis avec une petite leçon de mathématiques !
Quelques jours auparavant, notre vendeur d'huîtres du marché nous avait déjà beaucoup appris. Il nous avait conseillé des n°3 de pleine mer et avait pris le temps de nous expliquer comment les choisir.
Il s'était également renseigné pour savoir si nous avions bien un couteau à huîtres dans notre location. Il nous avait expliqué qu'il ne fallait surtout pas essayer de les ouvrir avec un couteau de cuisine classique, le risque de se blesser étant bien réel.
Cette nouvelle dégustation à Fort Royer est venue compléter tout ce que nous avions appris au marché. Et c'est finalement ce que j'aime particulièrement dans ces vacances : les produits que nous mangeons ont une histoire et les personnes qui les produisent prennent le temps de nous la raconter.
Moi qui n'avais jamais mangé d'huîtres avant ces vacances, me voilà maintenant à en redemander. Et le Bon Coup de Fourchette, qui n'en avait plus mangé depuis des années, vient lui aussi de renouer avec elles.
Le prochain jour de marché, je sens qu'une nouvelle douzaine risque bien de finir dans notre panier.
Décidément, ces vacances à Marennes-Oléron auront réussi à faire tomber quelques barrières !
A bientôt
La Gourmande Anonyme
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